Pommes d’arrosoir, pommes de douche, d’Adam, de pin,
Passez de suite votre chemin ou je lâche les chiens
Que vous vous teniez décemment hors champ,
Quant aux autres, les vraies, croquez la vie à belles dents.

La rainette dans sa tête rêvait d’opérette
La chantecler bonne fille donna le la pour lui plaire.
Celle d’api, un jour proche, espère visiter Capri
Pour s’assurer que ce n’est pas du tout fini.

Leur fruste cousine de paysanne elle se pâme
À la seule évocation de se rendre à Paname
Et une pomme pâmée est absolument ravie,
Tout autant que le Loulou évoquant la Poméranie.

Vous et toutes les autres : Rêvez, rêvez !

Quand tu me prends dans tes bras
Tu me parles tout bas, la la la la…
Il faut peu de chose pour voir la vie en rose
et s’en trouver tout chose.

« Pom pom pom pom »
Fredonnait, inspiré, Beethoven au seul souvenir
du goût délicat d’une golden croquée avec volupté.

*** ***

 

Tout le monde connait la chanson de la muse germanopratine Juliette Gréco, celle du petit poisson et de l’oiseau, les deux si différents qui pourtant s’aimaient d’amour tendre.

Comment si prendre, l’essentielle question,

quand l’un est dans l’eau, l’autre dans les airs ?

Quand l’un touche le fond et l’autre tutoie le Tout Là-Haut…

Un monde alors vous sépare, tout comme Héloïse et Abélard.

 

Pas seulement un élémentaire problème de méthode et d’organisation, non, autrement compliqué.

Néanmoins ce n’est pas de cette charmante histoire dont je souhaite vous entretenir aujourd’hui.

La mienne, dans la longue série des amours contrariées, se révèle tout autant troublante.

 

Une histoire d’amour entre un arbre et une écrevisse.

 

Ah ! vous exclamez-vous (point d’exclamation).

Un géant d’une part, une de bien modestes dimensions de l’autre.

Nous sommes à mille lieues – et plus – du fameux balcon de Juliette et Roméo.

Surprise, étonnement, questionnement.

Quoi ? Comment ? Invraisemblable ! enchérissez-vous.

 

En des époques éloignées, que nous ne connûmes point, végétaux et animaux savaient, à leur manière, entre eux communiquer et même plus.

La Fontaine l’a abondamment démontré dans sa riche œuvre littéraire.

Citation extraite d’un épilogue :

« Je les faisais servir d’acteurs en mon ouvrage ;

Car tout parle dans l’univers ;

Il n’est rien qui n’ait son langage : »

 

Mon arbre à moi n’était pas de bois, tout en l’étant –méfions-nous des apparences – , ce qui peut surprendre.

Un arbre droit dans ses bottes, pas du genre saule pleureur, non, simplement cœur tendre sous rude écorce, grand romantique.

 

En ces temps dits lointains, les arbres savaient se mouvoir et s’émouvoir.

On peut y croire.

 

Vivant en bord d’eau, il était tombé amoureux d’une exquise écrevisse, pure et sans aucun vice, répondant au doux prénom de Doris.

Pour elle, franchement, il en pinçait.

Ce qui aurait pu, convenons-en, les rapprocher.

 

Pour atteindre la belle convoitée, objet de tous ses désirs, pour lui déclarer son ardente flamme, ce qui peut on le conçoit effrayer une de la gent aquatique, un beau jour, il prit ses branches à son cou et se décida.

En quatre, crac crac, il se plia.

 

« Doris, remonte en surface que je t’entretienne, que je t’entreprenne, que je sois tien, que tu sois mienne. Qu’on s’aime !

Je te prie, viens à moi, j’ai fait l’essentiel, vers le haut te hisses. Oh hisse ! »

 

Si le géant se projetait résolument de l’avant, la belle, hélas !, depuis toujours et par nature, à contre-sens, dans les ondes allait à reculons.

Cette façon de tenir ses distances fut interprétée par le galant comme une fin de non recevoir.

Il s’en retrouva fort chagrin, inconsolable. Entre eux, cela ne se fit pas.

Ah ! Les histoires d’amour, depuis toujours, déjà Adam et Eve, etc.

c’est d’un compliqué…

 

*** fin ***

Hep !

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Je venais tout juste de finir d’en griller une

un peu spéciale, si vous voyez le genre, ni blonde ni brune,

qu’alors j’entendis venues de là-haut des voix.

Hé, toi !

Des voix, non, que dis-je, une voix, céleste.

Ca alors, pour moi, rien que pour moi, Elle se manifeste !

Mystère, qui est-ce ?

Grand Dieu ! Grands dieux ! Par tous les dieux,

Vos couleurs, Vaucouleurs.

Jeanne d’Arc ! la Lorraine, notre nationale héroïne

 

Une musiquette alors tournicota dans ma tête :

« Jeannette, oublie tes laineuses bêlantes bêtes

Je veux sur le champ te conter fleurette,

Ôtons nuisette, sous-vêts, chaussettes, liquette

Et ébattons-nous tendrement sur l’épaisse moquette

Oui c’est bien moi, je suis ton Charles VII. »

Une voix, cette voix, qui me réclame,

Ardemment, me prie, tout feu tout flamme

« Fais vite, vite, vite. Je suis cuite ! »

 

Je l’ai crue.

 

Pendant que dans mon dos une facétieuse vache

De me souffler dans le tuyau de l’oreille :

« Moi aussi j’ai lait cru, comme toi, tout pareil. »

Par le Diable ! Par tous les diables !

Elle ! La Vache qui Rit !

                        J’hallucine !

Je crois que suis aux pâquerettes,

Demain, promis, j’arrête la fumette.

*** fin ***

Si aux voix de sirène tu succombes

Tu creuseras ta tombe.

Depuis la nuit des temps

– cela en fait des nuits et des nuits ! –

au grand jamais chats et rats ne furent amis.

Certain chat lorgnait depuis belle lurette un rat

qui n’était pas de l’Opéra,

nul tutu ne masquait son tentant petit c…

Sacha le chat

Laura le rat.

 

Sacha eut Laura, de l’Opéra ou pas, volontiers croqué

s’il avait seulement pu subrepticement s’en approcher…

Mais voilà, élevé à l’école de la nécessaire méfiance

le rat du matou prudemment se tenait à distance.

 

Laura le rat, Sacha le chat, il l’aura, ne l’aura pas ?

Pour au plus près adroitement l’attirer

et de ses griffes acérées s’en emparer,

le perfide chasseur proposa un jeu

à la grignotante créature à longue queue.

« Faisons la fête.

Mon tout beau, viens jouer avec moi

En confiance, approche toi, rapproche toi

Et en chœur entonnons cette ritournelle

Qui plut et plait tant aux jouvenceaux et jouvencelles.

On y va ? 

– Je te tiens, tu me tiens par la barbichette

Le premier de nous deux qui rira

Aura une tapette… »

Ravi, le rat rit.

Laura pardi perdit.

A rat qui rit hara-kiri garanti.

*** fin ***

Il était une fois de jeunes champignons agglutinés à un tronc

Heureux ô combien de leur confort et de leur sort

– vous savez comme sont les ados –

Jusqu’à ce qu’on leur demande un modeste effort.

« Tout là-haut, tout en haut, jamais nous ne parviendrons

– geignaient piteusement les oisifs champignons

Peu enclins à se bouger, par avance épuisés –

Nous sommes trop nombreux, étroitement serrés.

Si nous devons bouger, on se marchera sur les pieds, se chevaucher,

se bousculer, s’empêtrer, les uns les autres inévitablement se gêner,

le genre jour de soldes dans les magasins parisiens, la ruée.

 

– Crénom ! Cessez sur le champ vos jérémiades et de pleurnicher !

gronda sévèrement le Grand Ancien, de la troupe chef autoproclamé.

Il s’agit avant tout pour votre fragile espèce d’une question de sécurité.

Vous devez coûte que coûte pour y parvenir vous remuer et monter.

 

Ordre et discipline, plus volonté, doivent être nos maîtres-mots.

Ajoutez-y confiance, persévérance, régularité et courage.

Le succès est à ce prix et vous serez les nouveaux Hillary.

Serrez les dents et les rangs, allez de l’avant, au diable les sanglots.

Au démarrage, un p’tit coup de rein

Puis écrasez le champignon après avoir desserré le frein.

Allez hop hop hop. Go go go ! »

 

Las, un passant rôdant aux alentours entendit l’impératif avis

et à son compte le prit.

D’une criminelle semelle il réduisit la pacifique colonie en bouillie.

 

Vigilance et méfiance !

A vous champignons qui pointez à la longue liste des oreilles,

de cochon, de lièvre, de Judas,

d’ânes, d’ours et de chat,

Craignez les oreilles indiscrètes des bons apôtres

et surtout gardez vous de dormir sur les vôtres.

*** fin ***

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Si jeune

Si mignonne

Si ceci

Si cela

Toujours et encore au téléphone

Si si si

Allô, t’es où ?

Je suis là.

La la la

Et toi ?

Ici, si si si

T’es là

soit

Charnelle et virtuelle tout à la fois

Un exploit !

Raoul, un petit bonhomme, vraiment pas bien grand, quoique bien élevé,

un nom aussi court que sa taille.

Elle, l’épouse, Antoinette, qui dominait son Raoul d’une bonne tête, plutôt rondelette.

Tous deux gardiens d’immeubles. Préposés au petit entretien, à l’accueil, à la distribution du courrier. Et au ramassage des ordures ménagères. Entre autres.

Deux enfants : un garçon, Claude, fils de son père, sosie quasiment parfait, et sa sœur, son aînée, une agréable brunette, dont le prénom m’échappe à l’instant.

C’était il y a longtemps, du temps de mes jeunes années.

Permettez à ma mémoire de flancher.

Cependant ce n’est pas d’eux dont je souhaite aujourd’hui vous entretenir.

Voilà le danger de se précipiter sur le clavier, au risque de déraper.

 

J’ai sous le coude et dans un coin de ma tête – curieuses conditions de stockage, une histoire qui reste à concrétiser, celle d’un chat et de deux chevaux, des juments, plus précisément. De cela je suis sûr.

Chat ou chatte, tel qu’il était planqué dans les herbes, ou telle qu’elle l’était, difficile de se prononcer et il ne s’agit pas d’une simple question de mémoire.

 

 Le chat, les juments.

Les observer.

Qu’en dire, qu’imaginer, que raconter, qu’inventer ?

Voilà ce qui pourrait être une idée.

Puisse et veuille ma bienveillante Muse consentir à m’inspirer.

 Leur comportement, à l’un et aux autres.

Lui, le chat, pattes de velours, apparemment satisfait de sa condition,

lorsqu’il est en quête de nourriture, fin et rusé chasseur, s’accorde volontiers un brin de fantaisie.

French cancan.

Ce sera selon son humeur, à son heure, à sa convenance.

L’occasion dit-on fait le larron.

Ce qui le met parfaitement en joie et en appétit ?

Traquer la souris.

D’une patience infinie, immobile, il guette, l’œil aux aguets, oreilles vigilantes.

A peine Trotte-menu pointera son museau, que d’un bond Mistigri s’en saisira.

Olé.

A sa victime il fera croire qu’elle va s’en tirer, lui laisse un peu de champ

et hop ! s’en ressaisit, d’un coup de patte bien ajusté, tout de délicatesse.

Las Vegas. Faites vos jeux !

Ne pas gâcher la marchandise, mettre à sa façon les pieds dans le plat.

Une fois, deux fois, autant de fois qu’il lui convient.

Lorsque lassé de jouer, alors sonne l’heure du coup de grâce, le fatal coup de dent.

Couic, c’en est fini. On passe aux choses sérieuses.

Bon appétit !

Les juments, elles, impassibles.

Voyez comme sont sérieux, sans la moindre fantaisie, les raboteurs de pelouses, les tondeurs de moquette, tête dans l’assiette, qui à longueur de journée broutent, broutent.

Brouter n’est pas un jeu, une nécessité.

A se remplir la panse sans varier les plaisirs, sans penser un instant à se divertir, dites-moi, oui dites-le moi, où donc est le plaisir, franchement ?

En cet exercice vital, se nourrir, rien d’autre.

à chacun sa conduite, selon sa nature, selon son tempérament.

Du chat ou des juments, qui est le plus heureux, qui ne l’est pas ?

Le bonheur, au juste, dites-moi, dites-nous, c’est quoi ?

Quelle conclusion tirer ?

***/***

De mon histoire, voilà l’idée.

Reste à mettre en forme.

Ma Muse peut vaquer à d’autres sollicitations d’auteurs en peine.

Je lui donne congé.

Raoul ceci, Raoul cela.

Antoinette ceci, Antoinette cela.

Monique, la sœur, son prénom, il vient à l’instant de me revenir.

Je peux me tromper.

***fin***

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Au terme d’un véhément conflictuel débat
Un arrogant puceron à une puce rétorqua
Que la piqueuse pouvait toujours se gratter
Avant qu’on leur trouve un lien de parenté. *

Constatant qu’avec lui il n’y avait définitivement rien à faire
La puce décida sur une peau goûteuse d’aller se distraire
Elle salua le fanfaron, lui conseillant d’apprendre à se taire
Et de se rendre chez ses amies les fourmis se faire traire.

 

Entre les deux, décidément tout allait de mal en pis

Des conflits souvent l’arrogance est féconde semence.
En conséquence mieux vaut garder une bonne distance.

* avec la sangsue, peut-être ?

 

***/***

Un âne, un héron.
Les bons sujets, on ne les lâche pas.
Et vous, vous n’y échapperez pas.

Un certain âne, animal réputé têtu, avait un taraudant souci.

Il était d’esprit fin en dépit d’une réputation de porteur de gros sabots.

De la teneur dudit souci vous ne manquerez pas d’être surpris,

un sujet bizarrement le hantait : la sécurité sur les routes !

Et ne mettez pas, je vous en prie, ma parole en doute.

 

Sur les routes, la mortifère vitesse automobile le préoccupait.

Comment y remédier ? Le quadrupède y réfléchissait.

« Halte aux hécatombes ! Pour éviter le pire et que cela empire,

je crois avoir trouvé le truc pour inviter les bolides à ralentir

– déclara-t-il au flegmatique héron qui voisinait dans les environs.

Afin de ne pas être doublé par le chameau, la bête à deux bosses,

je fonce demain aux Ponts et Chaussées et y rencontrerai le big boss

pour breveter l’idée et déposer mon dos, le dos-d’âne, sur l’officiel panneau. 

Gare aux secousses et à moi la célébrité !

Et vous l’ami, si comme moi vous souhaitez passer à la postérité,

Auriez-vous une petite idée ? »

 

Désarçonné par la question, pris à contre-pied d’échassier,

le héron dont on sait le peu de bon sens,

par nécessité ayant d’autres poissons-chats à fouetter,

resta bec cloué.

Sur le sujet, d’idée ? Le héron, point.

 

Pourtant. Pourtant.

L’esprit un peu plus éveillé il aurait compris que sa contribution était là :

Il possédait la bonne réponse dans sa non-réponse.

 

*** fin ***

L’oncle Gaston (Tom étant déjà pris et réservé) tapota délicatement sa pipe sur son talon – tap tap tap – et l’enfourna dans la poche de son large pantalon.

 

Il toussota et en guise de sommaire ramonage nécessaire se racla la gorge, le tabac vous colle un genre de suie dans les conduits. Si on veut être entendu, mieux vaut faire le ménage dans les tuyaux. Par précaution, au préalable évacuer.

 

« Hum hum hum ! Silence dans les rangs, écoutez bien l’histoire que voilà ! »

 

Les enfants en ordre se rassemblèrent,

en rond autour de tonton conteur,

se mirèrent en position tailleur.

 

« Il était une fois…

– Les histoires débutent toujours ainsi depuis bien longtemps

 

Il était une fois, dans un enclos trois drôles de cocos,

à qui mieux mieux sur ce qu’ils estimaient être un mauvais coup du sort,

se lamentaient et bruyamment se plaignaient.

 

Une ânesse, une chèvre et une poule.

photo Yveline Gautron.

 

Furieusement, l’une brayait, l’autre bêlait, la dernière caquetait.

L’ânesse protestait rageusement en tapant du sabot  :

« Mon mari est un âne, ignorant, têtu, fieffé buté.

Allez donc faire entendre raison à un animal bâté !

Qu’ai-je fait au ciel pour mériter un si grossier partenaire ?

Pourquoi ne suis-je tombée sur un compagnon éduqué ? »

 

La chèvre dans les véhémentes protestations n’était nullement en reste :

« Je vous comprends ma chère, pour ma part je n’ai pas non plus été gâtée,

Dieu m’a abandonnée en me confiant au Diable !

Mon barbu de bouc est une brute, à toute heure, du matin au soir, en rut,

Sans aucun souci de ménager ma fragile croupe

qui en est endolorie à un point que je ne peux plus m’asseoir !

Et de surcroît, il pue pue pue… mais pue pue tant que je n’en peux plus. »

 

La poule, tout en picorant à son habitude inlassablement, geignait :

« Vous vous plaignez mesdames mais que dire du mien, de cet emplumé vaniteux,

Un bellâtre, coq tout à la fois de la basse-cour et du village

Sous mes yeux, toutes mes frangines passent à la casserole.

Comment expliquer ce comportement paternel à mes enfants, poussins sains ? »

 

Elles en appelèrent au ciel.

Pris à témoin, Jupiter qui règne tout là-haut en compagnie d’autres éminents confrères, agacé par les bruyantes jérémiades, répondit tout en se défaussant sur son collègue l’autoproclamé Créateur, celui qui aurait tout inventé, de la machine à café à la crème de beauté, le fil à couper le beurre, sans oublier le tire-bouchon :

 

« Je vous entends d’où je suis, je suis loin d’être sourd, amplement je compatis

Mais je ne me sens nullement responsable de vos prétendus malheurs

Après réflexion, cependant je déclare que vous n’êtes pas les plus mal loties

Honnêtement et franchement, de quoi vous plaignez-vous ?

Regardez autour de vous !

 

Modestes créatures, soyez un instant objectives

et songez à la misérable condition de madame Pou.

Son mari est vilain comme tout – ne dit-on pas laid comme un pou ? -,

Et sa progéniture, ce qui l’agace considérablement, est lente mais lente…

 

Pou pou pou pidou.

 

Quant à vous trois,

je vous conseille de continuver à vaquer à vos coutumières occupations,

Il faut savoir raisonnablement se contenter de votre terrestre condition.

Le Créateur, avec qui je ne saurais entrer en conflit, on se serre les coudes ici, l’a voulu ainsi, faites avec. Voilà mon conseil. »

 

Sur cette sentence sans appel, Jupiter en grand juge de paix (des ménages) dignement se retira, considérant avoir avec sagesse réglé le problème des plaignants.

 Les dieux surchargés de dossiers sont ainsi, ils se doivent de gérer au plus vite et au mieux les affaires courantes.

Tonton Gaston signifia qu’il en avait terminé, qu’on pouvait se lever.

 

Il restait à l’auditoire à méditer et tirer leçon de cette morale.

 

Merci encore à lui d’avoir narré cette édifiante histoire (à dormir debout).

 

*** fin ***

 

Hep !

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Océanique, oceanique.eklablog.com.