La chaste coccinelle ne veut à aucun prix
demeurer plus longtemps sans mari.
Un mari certes oui mais d’un beau parti.
Pas du tout comme celui de Madame Pou
affublée d’un si grotesque et laid époux.

Un beau mec, oui oui,
un laideron, non non.

Le rouge aux joues, elle guette le fameux Prince Charmant
avec ou sans cheval blanc – ce qui n’est pas le plus important
celui qui lui apprendra de l’amour les élémentaires rudiments
après avoir reçu de la future belle-maman l’obligé agrément.

Avec l’espoir de mieux séduire cet amant qui se fait attendre
elle dirigea ses pas (de coccinelle) vers le salon d’esthétique
où d’une couche de cire en larges applications
on fit disparaître les points noirs suspectés d’être d’affreux comédons.

Toute rouge la voilà !
Un genre de cerise volante.

Le Prince s’y retrouvera ?

***/***

 

Un broutard sur l’heure se désolait et lamentait :
« Avec le temps Maman est devenue grosse vache.
Contre son gré, Tonton a perdu ses chers rognons
Papa ne veut plus entendre parler de l’arène.
Quant à moi, on prétend que je suis sans cervelle. »

Décidément dans cette famille tout allait de mal en pis.

Le veau, inquiet de ce triste constat, eut l’idée de génie !
Si, en province, en famille on ouvrait une boucherie-triperie.

Tous ensemble (bis, sur l’air des lampions), sur l’occasion, fonçons.
Mais où, où ? Sur le choix du lieu ils tournaient en rond.

« Ne vous inquiétez pas, annonça fièrement le rejeton :
J’ai ma petite idée sur la question, j’ai Nice en tête. »
Et ils se gardèrent bien de lui en demander la raison.

Quant à vous, j’en suis certain, elle ne vous aura pas échappée.

***/***


DR

Que diable allait-elle faire dans cette galère…

 

Un batracien chevauchait gaillardement un rampant allant de l’avant !

Pour voyager plus rapidement

que n’eut-elle plus judicieusement porté son choix sur un cerf-volant ?

 

«  Commère, mais où vous rendez vous ainsi en cet étrange équipage ?

– J’ai prévu de retrouver un mien ami à Montmorency pour le repas de midi.

– Jamais à l’heure ne serez, je puis vous l’affirmer bien haut

Votre monture ne pratique ni pas, ni trot, ni galop.

Gardez les pieds sur terre si je puis dire, d’elle n’exigez point trop.

 

– J’ai lu jadis dans Cendrillon qu’une citrouille par magie devint carrosse

Pourquoi ne serais-je pas en droit moi aussi d’espérer

Que mon escargot se décide à mettre le turbo

Pour arriver pile-poil à l’apéro ? »

 

Une déclaration qui confirmait que vraiment

Le cavalier avait le cerveau lent.

 

Moralité :

Du naïf, mieux vaux ne pas contrarier les illusions

Moteur irrationnel de ses espoirs de progression.

 

*** fin ***

 

et sur le champ je vous engage aimablement à vous rendre sur le site des Associés :

Alain Gautron, le Rêve Bleu http://alain.apln-blog.fr/

Océanique http://oceanique.eklablog.com/

 

Deux aimables batraciens pas vraiment communs,

L’un replet et tout doré, l’autre couleur de suie et desséché, broyaient du noir

 

 

Pas question entre eux d’étang, de marais, ni roseau, ni mare, comme on aurait pu le croire.

Non ! Ils évoquaient amèrement les difficultés de leur artistique turbin.

 

Théo-d’Or et Théo-Sec avaient suivi autrefois les cours du conservatoire,

maintenant ils donnaient professionnellement dans le 7 ème art

Qui de les enrichir ne donnait décidément plus guère d’espoir.

 

Théo-d’Or fit une courte apparition dans Casque d’or

Mais n’avait pas été retenu pour un petit rôle dans Goldfinger

(On lui préféra Julien Doré, allez savoir pourquoi ?)

Un comble ! Pour un Bond, que de refuser une grenouille….

 

Théo-Sec, doublure de Jeanne d’Arc dans la scène finale sur le bûcher,

avait été malencontreusement oublié, il avait positivement cramé.

Noir qu’il était devenu, il ne pouvait plus espérer que des rôles obscurs.

 

Bref pour les deux, dans le métier, cela n’allait pas fort.

Théo-Sec était à sec, Théo-d’Or ne roulait pas sur l’or.

Il fallait d’urgence virer de bord.

 

« Cherchons fortune ailleurs pour faire de la thune.

Puisque l’époque est aux start-up

Toi et moi, fonçons, hop hop hop !

D’un bon bond sautons sur l’occasion

A SiliHop Valley ouvrons notre start Hop shop

Et que ça saute ! »

 

Le rêve américain…

 

*** fin ***

 

S’il n’y comprend ni quoi ni qu’est-ce

Que le lecteur, sans complexe, exige une explication de texte

Et sa ristourne de 10% à la caisse.

 

 

Avis au lecteur ami..

Merci au jeune Bati, plein d’esprit, qui les noms m’a gracieusement fournis.

 

 

Hé les cabots ! levez le pied – la patte, si vous le préférez -,

on se met illico au decrescendo.

De grâce, sur le champ, cessez d’aboyer et rangez les crocs.

 

Si en passant je me suis arrêté c’est pour vous regarder

Je suis un promeneur, aucunement une bête traquée

Inutiles sont vos abois parce que je sors du bois.

 

Wouah + wouah + wouah = wouah wouah wouah

3 wouah contre moi.

D’évidence et incontestablement vous l’emportez au nombre de voix.

 

Mais…

Prenez garde à l’extinction de voix et n’oubliez pas le dicton :

Le train, bien que les chiens aboient, par la gare à Vannes passe.

 

*** fin ***

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***

A un poil près ça sentait le roussi !

De ne pas avoir été convié et associé à la noce

Cupidon, alias Éros, voilà qui l’avait rendu d’humeur féroce.

Un sale coup pour sa divine réputation !

indisposer les dieux, pour les humains, n’est jamais bon

gare au retour de bâton.

 

Coup bas, coup rage, coup gare, coup courroux, coup Yon.

Etc.

 

Etre le dindon de la farce, pour Cupidon,

il n’en était nullement question.

Pas de cela Lison !

 

L’humaine créature en son état le plus naturel se dorait sur le ponton

avec pour seuls témoins autorisés, les divinités du ciel et de l’eau, Phoebus et Poseidon.

Contrarié et courroucé, le dédaigné entonna, sur la musique de Dutronc

« Et moi, et moi, et moi. ».

 

De quoi, de quoi ! Pourquoi eux et pas moi ?

A celle qui avait négligé de le prendre en considération

D’une flèche enflammée, il fut tenté de mettre le feu à l’intime buisson.

une cruelle punition qui lui servirait de leçon.

 

Punir la fautive, soit mais pas seulement.

Eteindre aussi les feux ardents du dieu du ciel Phoebus

et empêcher Poseidon, celui des eaux, de se rincer l’œil.

 

ll estima avoir mieux à faire ailleurs et sur l’instant de lâcher la blonde

Il y a tant d’amoureux qui espéraient sa venue de par le vaste monde…

 

Il remit sa flèche dans le carquois et en s’éloignant grommela :

« Tu ne perds rien pour attendre, tôt ou tard on se reverra

La vengeance est un plat qui se mange froid. »

 

*** la suite (et fin) ***

 

Il revint

Voilà ce qu’il en advint.

 

*** fin ***

Un sage compromis pour un bronzage réussi.

 

« Chat échaudé craint même l’eau froide »

En vertu de cet adage…

 

Ainsi qu’on jette son bonnet par-dessus les moulins

elle a balancé sa culotte Petit Bateau à l’eau par delà le bastingage

pour s’assurer en l’affaire de la bienveillance du remuant Poséidon.

 

Les dieux de tout temps ont été jaloux et ombrageux.

 

« Seigneur, sois clément, préserve-moi du roulis et du tangage. »

 

Puis, nue, s’est allongée de tout son long sur le ponton

S’offrant aux rayons de Phoebus

Pour ajouter à son teint un petit plus.

La paix et la sérénité, l’exposée n’en demandait pas plus

Une façon bien à elle de ménager la chèvre et le chou

De se concilier la clémence des dieux de l’eau et du feu, peu ou prou.

En somme, jouer avec le feu sans se mouiller.

 

 

Scène et décor tout d’abord plantons :

En bord de mer, sur une enchanteresse île méditerranéenne, un groupe d’échassiers.

Inutile de chercher à le repérer, hors champ, un peintre avec tout son attirail.

Le chevalet, ses pinceaux, de la peinture, un tabouret, un tableau et un chapeau

Et surtout, surtout, de la lumière baignant le tout, généreusement partout.

Promesses pour l’artiste d’un tableau riche en couleurs

Mais aussi

une jeune échasse intriguée par la présence du peintre (toujours hors-champ)

Puis

le reste de la troupe qui observe celle qui observe.

 

« Hé ! La p’tite, – ainsi interpella le chef de bande,

l’autoritaire François donnant ses instructions à la soumise Penelope –

oui toi, puisque tu t’es mise en avant, prends encore un peu plus les devants

Et jette donc un œil sur ce que fabrique l’émule de Renoir. »

 

(Aux ordres, sur le champ elle s’y rend, en revient et informe ses compagnes et compagnons, s’il en est, comment les distinguer, on ne sait)

 

 

Sur la mission, lapidaire fut le commentaire :

« Le peintre dort, le chevalet est replié, la toile, comme notre plumage, blanche.

 

–  Ainsi nous ne l’inspirerions pas, nous, les gracieuses échasses blanches,

Pinceaux en dépôt dans l’ pot, toile vierge,

pauvre créatif abandonné, sa Muse l’aurait-elle plaqué ?

Pendant un long bout de temps il nous a observées ; sans rechigner,

nous avons daigné patiemment poser sans bouger pour être immortalisées.

 

Nous sommes réputées pour notre allure et notre maintien de haut style

Scrogneugneu, c’est proprement scandaleux, franchement odieux !

 

Tout n’a qu’un temps, à rester ainsi plantées, sous peu nous virerons fossiles

D’évidence dans la pratique ce monsieur est stérile.

Sans idée, sans pétrole, jamais on ne décolle…

C’en est assez, les filles, les garçons (s’il en est) décampons, on s’envole. »

 

Peut-être auront-elles, auront-ils, plus de succès dans les Landes ?

 

*** fin ***

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Il y va de bon coeur l’effronté petit oiseau

à fond la sono

Cuicuitant allègrement, prenant ses aises

Sans souci de troubler le silence de rigueur du cimetière du Père Lachaise.

Il siffle à tue-tête à en casser les oreilles

Des pensionnaires qui dans leurs cercueils du dernier repos veillent.

Il lance ses cuicuis

Sans restrictions à la foultitude des ci-gît

Do ré mi

Cuicui

Cuicui

Cuicui cuicui cuicui cuicui cuicui

Cuicui cuicui cuicui cuicui cuicui

Cuicui

Cuicui

Cuicui

Cuicui

Cuicui

Cuicui cuicui cuicui

Cuicui cuicui cuicui

Cuicui cuicui cuicui

 

Sans s’accorder de répit.

Tant et tant de gazouillis

Pour les endormis…

Peine perdue

Nul ne remue.

Bien difficile de réveiller les morts

En dépit des fanfares et roulements et commémoratives sonneries

Celui qui veille sur la flamme sous l’Arc de Triomphe

en sait quelque chose.

Alors hein ! le gazouillis d’un oiseau, pensez donc.

*** fin ***

 

Surtout ne lui demandez pas,

Surtout ne lui demandez pas, comment il en est arrivé là

Queue en l’air, tête en contrebas

Le cou entre les pattes

Dans la posture de l’acrobate

Surtout ne lui demandez pas !

Le Chat ne vous répondra pas car il ne le sait pas.

C’est arrivé bêtement sans qu’il sache pourquoi

Il ne s’y attendait vraiment pas.

D’être à l’envers le rend amer de toute évidence

Minet en est tout retourné

De l’horizontal au vertical, à 90°, d’avoir basculé

Voilà qui échappe au bon sens

Chat viré,

totalement chaviré.

N’ajoutez pas à son désarroi, surtout ne lui demandez pas,

comment il en est arrivé là.

Parmi les messieurs qui l’observent on compte plus d’un envieux

de cette queue raide dressée tel un épieu.

Cela non plus le chat contorsionniste ne le sait pas.

*** fin ***