Il était une fois…

Les histoires se doivent de commencer ainsi, par le classique « il était une fois », pour ne pas dérouter les jeunes lecteurs, car cette fantaisie leur est dédiée, s’ils consentent à lâcher un instant leurs jeux vidéo à la c…

Reprenons le cours à peine engagé de l’histoire annoncée.

 

Voilà qui peut surprendre mais la pie répondait au nom de Chenette.

Toutes ne s’appellent pas Margot, loin s’en faut.

 

Ce jour-là la pie Chenette était d’humeur capricieuse.

Elle prétextait avoir les ailes en flanelle, les déclaraient douloureuses,

privée des forces essentielles pour efficacement voler à tire-d’ailes

 

Devant rendre visite courtoise à une amie voisine, la bavarde pie Pelette,

il lui fallait recourir au plus vite et au mieux à un moyen de locomotion,

rapide et peu onéreux, car elle était pressée et passablement fauchée.

 

Pour l’aller, elle opta logiquement pour une solution au pis-aller,

et jeta son dévolu sur un âne du Berry

qui broutait paisiblement dans l’immédiate prairie.

Ce n’était certes pas l’équipage le plus glorieux ni le plus rapide

mais faute de grive, même le merle doit composer avec ce qu’il a …

Mais pour revenir au nid, comment faire ?

Il fallait dès à présent y songer !

La maligne qui a plus d’un tour dans son sac, on le sait,

finira par trouver comment assurer le retour.

A chaque jour suffit sa peine et demain est un autre jour !

Pour le retour, elle ne sera pas prise de court,

elle fera au pis-retour.

 

*** fin ***

 

Hep !

 

Précipitez-vous sur les versions de mes excellents associés :

Alain Gautron, le Rêve Bleualain-apln-blog.fr

Océanique, oceanique.eklablog.com.

 

N I ni, entre elle et moi, il n’y aurait plus de bavardages ?

Quid de nos persiflages sur le proche voisinage ?

 

En vérité, en vérité, je vous le dis, la pie et Bibi

étions vraiment de très chouettes amis.

Jusqu’ici..

 

Elle se pointait sur mon balcon

pour un p’tit bout de conversation.

Nous passions en revue la compagnie.

On disait sur celui-ci ceci,

sur celle-là cela.

Et toc et toc et bla bla bla.

 

Du lundi au samedi *, du monde nous faisions le tour.

On parlait de tout, de guerre et d’amour.

De la pie Fanny j’étais le roi, chaque jour

Pas seulement pour la fève du samedi soir.

 

Un certain samedi elle m’a quitté sur les coups de midi.

Je ne l’ai jamais revue depuis.

 

Sans doute se consacre-t-elle à son nid

à ses petits, à son mari – car elle en a un, pardi !

Aurait-elle fait fi de ses amis,

de Bibi, celui qui présentement se languit ?

 

Contre mauvaise fortune, bon cœur.

Si elle a trouvé un abri, sincèrement je m’en réjouis.

 

J’aurais tellement de peine à savoir ma pie sans lit.

 

*** fin ***

 

* chacun sait – et ne devrait pas ignorer – que le dimanche est consacré au Seigneur

Ah ! la savoureuse histoire du colis de ce maçon

dans l’escalier du même nom…

Mais fi de la dispersion, revenons à nos moutons

Sans négliger nos brebis, eut ajouté la bergère de Domrémy.

 

Petits petits petits…

 

 

Sur la table du casino, le corbeau avait perdu gros

Twoo much est trop moche.

Enfer du jeu, cercle vicieux.

Le voilà fort démuni, n’ayant plus en poche un radis.

Adieu le luxueux train de vie !

 

Pour se refaire au plus vite une santé financière,

Il eut l’idée de s’adjoindre un efficace partenaire

Et choisit une amie pie pour régler au mieux l’affaire,

reconnue par les experts comme étant mathématiquement la plus qualifiée.

 

En connaissant un rayon,

elle allait forcément lui récupérer ses ronds

Car on sait qu’avec pie Pi on va toucher le pot

… à condition, bien entendu, de viser juste.

 

*** fin ***

Le vieil homme, petit bedon et large barbe blanche, tisonna les braises qui se mourraient d’ennui dans la cheminée.

D’histoires il n’avait jamais été avare, et encore moins ce soir.

Il appela les enfants à se rassembler et à venir l’écouter. Ils rappliquèrent et en tailleur autour de lui vinrent respectueusement  s’installer.

Le vieux toussota pour s’éclaircir la voix et commença :

«  Il était une fois… – il est indispensable qu’un récit débute ainsi, par cette formule quasi magique, sinon le juvénile auditoire n’entre pas dans l’histoire –

 

Il était une fois… (donc)

Bref… cela se déroulait il y a longtemps dans un bois d’Armorique, ce pays celtique, celui des Bretons, ceux qui ont un chapeau rond, du cidre, des crêpes et de l’andouille, des dolmens, des menhirs, des moules et des berniques, du biniou et de la coiffe de dentelles, dressée tout droit sur la tête des Bigoudènes.

 

Bref… Un heureux pays… Bref… Au plus profond de ce bois fort sombre que j’ai évoqué en début, tout début, de récit, rappelez-vous

– pour captiver et retenir l’attention, il y a impérieuse nécessité de susciter une vague inquiétude –

une pie – la pie, mais c’était un mâle pie et on ne dit pas LE pie, regrettable lacune – fit la rencontre ô combien merveilleuse et inattendue de la Fée Lumière. Une fée lumineuse, toute ronde et tout à fait gironde.

 image

Ébloui (forcément) et ému la pie se rapprocha de cette apparition, chavirée, la prit dans ses bras

– des bras de pie ! rétorqueront en s’étonnant les enfants ? Pas du tout. Donnons-en pâture de l’extraordinaire et l’imagination fait son petit bonhomme de chemin et le bonheur des gamins et gamines. –

Bref… il l’enlaça et ardemment l’embrassa.

 

L’oiseau, le sot !, avait oublié qu’il était doté d’un bec fort pointu, fatale distraction…

Pauvre innocente et fragile fée, surprise par la brutale effusion, par la fougue de l’admiration

Ne s’attendant au pis de la part d’une pie ! Paf ! Boum ! Elle éclata.

 

Tout comme la foudre, la fougue tue-t-elle ?

Plus de lumière ! Le noir absolu et malvenu.

Pour ce forfait, l’impie pie fut mise à l’ombre.

Bref… Voilà ce qu’on risque quand on pète les plombs ! »

 

Le narrateur allait poursuivre son récit mais c’en était trop pour son délicat public.

 

« Stop, Papi, tu déconnes, bref tu en fais des tonnes

Ton histoire de lumière est vraiment trop cruelle et bien LED.

Pour la suite on verra demain, avec une histoire qui se termine bien.

Par exemple, celle d’un prince qui met lestement la main aux fesses d’une princesse qui ne proteste ni n’éclate.

Bref…. Et qu’à la fin, après les pirouettes, ils se marient et aient beaucoup d’enfants. »

 

Les enfants, vraiment, ce n’est pas exigeant.

*** fin ***

Ne manquez surtout pas la version d’Alain Gautron, au Rêve bleu

http://alain.blog-apln.fr/

161014  C 001 (2)

160614  PC 101 (1)

 

qui se querelle quotidiennement avec son image…