Ce n’était pas la première fois qu’à nos yeux il se montrait,

cet l’emplumé toqué qui, à distance prudente, du bec s’affairait.

Nous étions trois à l’observer, à nous extasier devant sa beauté

– Elle, Lui et Moi, mais qu’importe –

à nous esbaudir sur son plumage et son toupet :

Cet oiseau, à votre avis, est-il mâle ?

Est-il (est-elle) femelle ?

Aucun de nous, ni Elle, ni Lui et Moi, n’avions la réponse.

Déterminer le sexe de la huppe, pour le profane, ça décoiffe ! *

 

Un jour, certain jour, houlà houlà,

attention ! La revoilà, surprise, exclamations,

en famille, la voilà, les voilà.

Solitaire, célibataire, nenni, le coloré passereau n’était pas,

rappliquant – ouah ! cris d’étonnement – avec sa smala.

 

Une

Deux

Trois

 

Chacune et chacun copie conforme de l’autre

– itou les frères Bug d’un Œuf –

Mâles ou femelles, on ne savait encore et toujours pas. *

 

C’est ainsi que la huppe nous dupa.

C’est ainsi que les huppes en nombre impair nous dupèrent.

 

Huppe

Huppe

Huppe

Houpoupoup.

Houlà huppe, houlà huppe

Pour la huppe, pour les huppes,

Hip hip hip, hurrah !

 

* D’autant, nous l’apprîmes plus tard, que les sexes sont identiques…

 

*** fin ***

 

Merci à T.G – Lui, c’était lui, qui souhaite conserver l’anonymat –

pour sa contribution à la chute, de cette histoire de ouf de huppe.