Quand on l’ignore, ce n’est rien.

Quand on le sait, c’est peu de chose. »  La Fontaine.

 

Et pourtant…

Depuis hier, Monsieur Coq ne chante plus, bien qu’il ne soit en pleine mue.

Toi, sais-tu pourquoi Coq s’est tu ?

 

 

Quand il apprit la nouvelle ce fut un terrible choc :

Madame Poule par un autre mâle s’était fait sauter.

Tous les pensionnaires du poulailler de l‘attester.

 

Hier encore incontesté maître absolu, aujourd’hui roi déchu,

Monsieur Coq est estampillé fieffé cocu.

Irrespectueusement, dans la basse-cour on se gausse,

des coquelets et poulettes jusqu’aux poussins, que des sales gosses !

 

Dans sa fierté blessée, il a décidé de ne plus saluer le lever du soleil

au grand bonheur de qui apprécie la chaleur d’un lit douillet

faisant égoïstement peu de cas du délit dans le nid.

 

Pour nous rendre à nos quotidiennes tâches qui maintenant assurera le réveil,

qui sera désigné pour nous tirer du réparateur sommeil,

qui nous ramènera sur terre en nous empêchant de bayer aux…

Ah, non ! pas elles, surtout pas elles,

ces sinistres corneilles dont les cris meurtrissent nos oreilles.

 

Basta des gallinacés et corvidés,

Moi qui suis sourd comme un pot, je reste dans mon chaud dodo.

A gros dormeur bon entendeur il n’est pas de salut !

*** fin ***

 

Hep !

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Alain Gautron, le Rêve Bleualain-apln-blog.fr

Océanique, oceanique.eklablog.com.

 

 

 photo Y. Gautron

 

L’épouse par le passé moult fois bafouée avait quelques revanches à prendre

– les coqs, c’est bien connu, ne sont pas des modèles de fidélité.

« Hé ! coq haut, suffit les cocoricos, tu te crois d’importance,

imaginant pouvoir encore mettre toutes les femelles en transes.

Il est inutile de gonfler exagérément ton plumage,

pauvre ami, prends-en conscience, tu n’es plus en âge.

Coq louche tu es, plus du tout coqueluche.

En voilà bien de ta part de l’insouciance.

Tu parades dans la basse-cour fier comme Chanteclerc,

Monsieur joue à l’imposant et prend de grands airs,

prétendant avoir solide bec et toutes tes dents.

Il est pourtant loin derrière toi le temps où tu troussais les croupions.

 

Terminées les folles galipettes Monsieur qui joue l’important !

Aujourd’hui tu ne saurais pas même fichu de reconnaître tes enfants

Sur qui  tu n’as jamais veillé, que tu n’as pas su éduquer, protéger. *

Qu’ils soient brouillés, à la coque ou dans une omelette.

Mon pauvre vieux, il est temps que tu songes à porter des lunettes. »

Sur ce elle s’éloigna, fredonnant une guillerette chanson

en guise d’ultime provocation :

« Viens Poupoule, viens !

Quand j’entends des chansons

Ça m’rend tout polisson… »

*** fin ***

 

 

* « Hélas on sait que de tout temps,

Les petits ont pâti des sottises des grands. »

 

La Fontaine

Les deux Taureaux et la Grenouille.

 

 

Hep !

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