photo Y.G

 

Naguère le bon Gaston lui plut

Il faut croire qu’elle avait mauvaise vue.

Ah ! Jeunesse ennemie. Ah ! Cruelle Nature

qui affligent les innocentes d’œillères et rendent leur avenir obscur

Aujourd’hui, tout net elle lui a dit :

« Ta vue, je ne supporte plus.

Tu n’es jamais de près rasé, un manque de tenue absolu

Je n’en peux plus de ta gueule sempiternellement grande ouverte

Tout comme ton œil fatigué, ton double menton et ton bidon,

Qu’il est loin le temps du prince charmant

Seigneur ! Avec le temps ce que tu es devenu laid

Je te l’affirme, plus rien en toi ne me plaît

C’est décidé, je plie bagage et retourne chez ma mère. »

 

Monsieur trouva exagéré le constat de la révoltée

Car entre eux physiquement à un détail près (vous voyez lequel !)

Il n’y avait guère de différences dans les apparences.

« Et toi tu me réponds que la beauté est intérieure

qu’il ne faut pas seulement juger sur l’extérieur !

Je m’en assurerai sois en certain à l’autopsie

en vérifiant que la vérité nue sort du puits

et que ce que tu déclares est vrai, gros lard !

Mais ce sera pour toi bien trop tard. »

Après avoir vidé son sac

Elle tourna casaque.

Chemin faisant, toute réflexion faite, elle se ravisa.

Après tout, pataud certes, mais amant charmant et aimant

Dans les bons moments

lui donnant satisfaction sur tous les plans

Et qu’il serait étonnant qu’elle trouva équivalent chez Maman.

Elle revint sur ses pas

et le domicile conjugal tête basse réintégra.

 

*** fin ***

 

Garde-toi, tant que tu vivras,

de juger les gens sur la mine.

 Jean de La Fontaine.

 

Hep !

Précipitez-vous sur les versions de mes excellents associés :

Alain Gautron, le Rêve Bleualain-apln-blog.fr

Océanique, oceanique.eklablog.com.