Deux aimables batraciens pas vraiment communs,

L’un replet et tout doré, l’autre couleur de suie et desséché, broyaient du noir

 

 

Pas question entre eux d’étang, de marais, ni roseau, ni mare, comme on aurait pu le croire.

Non ! Ils évoquaient amèrement les difficultés de leur artistique turbin.

 

Théo-d’Or et Théo-Sec avaient suivi autrefois les cours du conservatoire,

maintenant ils donnaient professionnellement dans le 7 ème art

Qui de les enrichir ne donnait décidément plus guère d’espoir.

 

Théo-d’Or fit une courte apparition dans Casque d’or

Mais n’avait pas été retenu pour un petit rôle dans Goldfinger

(On lui préféra Julien Doré, allez savoir pourquoi ?)

Un comble ! Pour un Bond, que de refuser une grenouille….

 

Théo-Sec, doublure de Jeanne d’Arc dans la scène finale sur le bûcher,

avait été malencontreusement oublié, il avait positivement cramé.

Noir qu’il était devenu, il ne pouvait plus espérer que des rôles obscurs.

 

Bref pour les deux, dans le métier, cela n’allait pas fort.

Théo-Sec était à sec, Théo-d’Or ne roulait pas sur l’or.

Il fallait d’urgence virer de bord.

 

« Cherchons fortune ailleurs pour faire de la thune.

Puisque l’époque est aux start-up

Toi et moi, fonçons, hop hop hop !

D’un bon bond sautons sur l’occasion

A SiliHop Valley ouvrons notre start Hop shop

Et que ça saute ! »

 

Le rêve américain…

 

*** fin ***

 

S’il n’y comprend ni quoi ni qu’est-ce

Que le lecteur, sans complexe, exige une explication de texte

Et sa ristourne de 10% à la caisse.

 

 

Avis au lecteur ami..

Merci au jeune Bati, plein d’esprit, qui les noms m’a gracieusement fournis.

28. octobre 2017 · 4 commentaires · Catégories: Petitalan, photos · Tags:

 

L’amour est enfant de bohème

Qui n’a jamais connu de loi

Si tu ne m’aimes pas, je t’aime…

Etc.

Escamillo, oh oui, enlace-moi, fort.

Encore, encore et encore.

Chaque partie de mon corps,

Par tes passes, tes piques, adore.

Ne ménage pas tes efforts.

Oui oui oui, tout mon corps, tords et adore

Mon œil noir te regarde.

Olé.

Et on oublie Don José.

*** ***

21. octobre 2017 · 6 commentaires · Catégories: Petitalan, photos · Tags: