Voilà la bien désolante histoire,

du chat grand amateur de rats, souris, lérots et loirs.

 

À noter :

Pour l’ensemble de son œuvre, ce chat fut palme d’or à Montsouris

Meilleur réalisateur dans le Missouri

Et enfin meilleur acteur à Rate is Bonne.

Son tableau de chasse affichait un prestigieux palmarès.

 

Une punition, venue de haut, lui est tombée dessus à l’impromptu.

 

Le coup reçu fut particulièrement dur pour Miaou-Miaou, l’amateur de mou,

lorsqu’il se réveilla certain matin avec une horrible gueule de bois,

le corps raide comme un manche à balai, incapable de s’étirer.

« Pourquoi suis-je en cet état ? Un problème de digestion ? »

Sans doute avait-il la veille abusivement – car il était fort glouton –

croqué plus que de raison moult représentants de la gent trotte-menu,

de grassouillettes souricettes, dodus ratons et appétissants souriceaux.

 

Enfin quoi ! Il n’y avait pas de mal à ça, quand souris et rats,

vous tombent sous la griffe, on attrape, on croque,

c’est la loi du genre, en veux-tu, en voilà.

Bon appétit mais aussi bon débarras ! »

 

Le démesuré carnage fut signalé par les survivants aux Grands Sages,

Plainte fut déposée à leur siège social là-haut dans les nuages

et le chasseur condamné par des dieux-juges qui ne plaisantent pas.

 

On remarqua que le président Râ était particulièrement courroucé.

A chat fautif il fit infliger la peine maximale pour s’être conduit mal.

Un, deux, trois…

De haut en bas, chat de chair passa à chat de bois.

 

Miaou-Miaou réalisa alors qu’il devait dorénavant déposer les armes,

faire définitivement ses adieux à l’usage des griffes et crocs.

Telle était la lourde peine pour celui qui se retrouvait en bois d’ébène.

 

« Chien aboie, chien en bois, chien aux bois, chien aux abois.

Soit, mais infliger cela à un chat, certainement pas.

Je ne le méritais certes pas !

Vide à jamais et pour toujours sera mon estomac. »

 

Le matou avait du flair.

On sentait dans l’air de la revanche, de la vengeance,

particulièrement chez les rats beaux qui lui fichaient les copeaux.

De leurs dents aiguisées ils auraient belle de le transformer en chat pelure.

 

Depuis lors, amer et prudent, jamais chat on ne revit

Espérons pour lui qu’il ne finit rôti.

 

Peut-être un jour vous raconterai-je une autre histoire,

Celle tout autant terrifiante des chiens de faïence.
Patience.

 

*** fin ***

3 commentaires

  1. L’est benne n’est pas aussi vertueux que le bois bandé 🙂
    Joli conte, bravo Alain !
    Je n’aime plus trop les chats…. peut-être le seul animal (après l’homme) qui tue par plaisir.
    En attendent l’histoire des Fo chiens, je vous souhaite à tous de chaleureuses fêtes de fin d’année.
    Bises.

  2. Bonjour, eh bien te revoilà ! Cela faisait un bout de temps.
    T’espère en forme et te souhaite, là où tu es, de bonnes fêtes.
    Note que j’ai changé d’hébergeur et que je suis retourné sur Over Blog
    http://petitalan-photodujour.over-blog.com/
    J’espère t’y retrouver, fidèle.
    Bises amicales. A bientôt.
    Pace e salute.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez ajouter des images à votre commentaire cliquez ici.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.