L’amour est enfant de bohème

Qui n’a jamais connu de loi

Si tu ne m’aimes pas, je t’aime…

Etc.

Escamillo, oh oui, enlace-moi, fort.

Encore, encore et encore.

Chaque partie de mon corps,

Par tes passes, tes piques, adore.

Ne ménage pas tes efforts.

Oui oui oui, tout mon corps, tords et adore

Mon œil noir te regarde.

Olé.

Et on oublie Don José.

*** ***

 

 

Hé les cabots ! levez le pied – la patte, si vous le préférez -,

on se met illico au decrescendo.

De grâce, sur le champ, cessez d’aboyer et rangez les crocs.

 

Si en passant je me suis arrêté c’est pour vous regarder

Je suis un promeneur, aucunement une bête traquée

Inutiles sont vos abois parce que je sors du bois.

 

Wouah + wouah + wouah = wouah wouah wouah

3 wouah contre moi.

D’évidence et incontestablement vous l’emportez au nombre de voix.

 

Mais…

Prenez garde à l’extinction de voix et n’oubliez pas le dicton :

Le train, bien que les chiens aboient, par la gare à Vannes passe.

 

*** fin ***

et sur le champ je vous engage aimablement à vous rendre sur le site des Associés :

Alain Gautron, le Rêve Bleu http://alain.apln-blog.fr/

Océanique http://oceanique.eklablog.com/

***

A un poil près ça sentait le roussi !

De ne pas avoir été convié et associé à la noce

Cupidon, alias Éros, voilà qui l’avait rendu d’humeur féroce.

Un sale coup pour sa divine réputation !

indisposer les dieux, pour les humains, n’est jamais bon

gare au retour de bâton.

 

Coup bas, coup rage, coup gare, coup courroux, coup Yon.

Etc.

 

Etre le dindon de la farce, pour Cupidon,

il n’en était nullement question.

Pas de cela Lison !

 

L’humaine créature en son état le plus naturel se dorait sur le ponton

avec pour seuls témoins autorisés, les divinités du ciel et de l’eau, Phoebus et Poseidon.

Contrarié et courroucé, le dédaigné entonna, sur la musique de Dutronc

« Et moi, et moi, et moi. ».

 

De quoi, de quoi ! Pourquoi eux et pas moi ?

A celle qui avait négligé de le prendre en considération

D’une flèche enflammée, il fut tenté de mettre le feu à l’intime buisson.

une cruelle punition qui lui servirait de leçon.

 

Punir la fautive, soit mais pas seulement.

Eteindre aussi les feux ardents du dieu du ciel Phoebus

et empêcher Poseidon, celui des eaux, de se rincer l’œil.

 

ll estima avoir mieux à faire ailleurs et sur l’instant de lâcher la blonde

Il y a tant d’amoureux qui espéraient sa venue de par le vaste monde…

 

Il remit sa flèche dans le carquois et en s’éloignant grommela :

« Tu ne perds rien pour attendre, tôt ou tard on se reverra

La vengeance est un plat qui se mange froid. »

 

*** la suite (et fin) ***

 

Il revint

Voilà ce qu’il en advint.

 

*** fin ***

Un sage compromis pour un bronzage réussi.

 

« Chat échaudé craint même l’eau froide »

En vertu de cet adage…

 

Ainsi qu’on jette son bonnet par-dessus les moulins

elle a balancé sa culotte Petit Bateau à l’eau par delà le bastingage

pour s’assurer en l’affaire de la bienveillance du remuant Poséidon.

 

Les dieux de tout temps ont été jaloux et ombrageux.

 

« Seigneur, sois clément, préserve-moi du roulis et du tangage. »

 

Puis, nue, s’est allongée de tout son long sur le ponton

S’offrant aux rayons de Phoebus

Pour ajouter à son teint un petit plus.

La paix et la sérénité, l’exposée n’en demandait pas plus

Une façon bien à elle de ménager la chèvre et le chou

De se concilier la clémence des dieux de l’eau et du feu, peu ou prou.

En somme, jouer avec le feu sans se mouiller.

 

 

Scène et décor tout d’abord plantons :

En bord de mer, sur une enchanteresse île méditerranéenne, un groupe d’échassiers.

Inutile de chercher à le repérer, hors champ, un peintre avec tout son attirail.

Le chevalet, ses pinceaux, de la peinture, un tabouret, un tableau et un chapeau

Et surtout, surtout, de la lumière baignant le tout, généreusement partout.

Promesses pour l’artiste d’un tableau riche en couleurs

Mais aussi

une jeune échasse intriguée par la présence du peintre (toujours hors-champ)

Puis

le reste de la troupe qui observe celle qui observe.

 

« Hé ! La p’tite, – ainsi interpella le chef de bande,

l’autoritaire François donnant ses instructions à la soumise Penelope –

oui toi, puisque tu t’es mise en avant, prends encore un peu plus les devants

Et jette donc un œil sur ce que fabrique l’émule de Renoir. »

 

(Aux ordres, sur le champ elle s’y rend, en revient et informe ses compagnes et compagnons, s’il en est, comment les distinguer, on ne sait)

 

 

Sur la mission, lapidaire fut le commentaire :

« Le peintre dort, le chevalet est replié, la toile, comme notre plumage, blanche.

 

–  Ainsi nous ne l’inspirerions pas, nous, les gracieuses échasses blanches,

Pinceaux en dépôt dans l’ pot, toile vierge,

pauvre créatif abandonné, sa Muse l’aurait-elle plaqué ?

Pendant un long bout de temps il nous a observées ; sans rechigner,

nous avons daigné patiemment poser sans bouger pour être immortalisées.

 

Nous sommes réputées pour notre allure et notre maintien de haut style

Scrogneugneu, c’est proprement scandaleux, franchement odieux !

 

Tout n’a qu’un temps, à rester ainsi plantées, sous peu nous virerons fossiles

D’évidence dans la pratique ce monsieur est stérile.

Sans idée, sans pétrole, jamais on ne décolle…

C’en est assez, les filles, les garçons (s’il en est) décampons, on s’envole. »

 

Peut-être auront-elles, auront-ils, plus de succès dans les Landes ?

 

*** fin ***

Ne manquez pas sous aucun prétexte la version de mes inspirés partenaires

Alain Gautron, le Rêve Bleu : http://alain.apln-blog.fr/

Océanique : http://oceanique.eklablog.com/

 

Il y va de bon coeur l’effronté petit oiseau

à fond la sono

Cuicuitant allègrement, prenant ses aises

Sans souci de troubler le silence de rigueur du cimetière du Père Lachaise.

Il siffle à tue-tête à en casser les oreilles

Des pensionnaires qui dans leurs cercueils du dernier repos veillent.

Il lance ses cuicuis

Sans restrictions à la foultitude des ci-gît

Do ré mi

Cuicui

Cuicui

Cuicui cuicui cuicui cuicui cuicui

Cuicui cuicui cuicui cuicui cuicui

Cuicui

Cuicui

Cuicui

Cuicui

Cuicui

Cuicui cuicui cuicui

Cuicui cuicui cuicui

Cuicui cuicui cuicui

 

Sans s’accorder de répit.

Tant et tant de gazouillis

Pour les endormis…

Peine perdue

Nul ne remue.

Bien difficile de réveiller les morts

En dépit des fanfares et roulements et commémoratives sonneries

Celui qui veille sur la flamme sous l’Arc de Triomphe

en sait quelque chose.

Alors hein ! le gazouillis d’un oiseau, pensez donc.

*** fin ***

 

Surtout ne lui demandez pas,

Surtout ne lui demandez pas, comment il en est arrivé là

Queue en l’air, tête en contrebas

Le cou entre les pattes

Dans la posture de l’acrobate

Surtout ne lui demandez pas !

Le Chat ne vous répondra pas car il ne le sait pas.

C’est arrivé bêtement sans qu’il sache pourquoi

Il ne s’y attendait vraiment pas.

D’être à l’envers le rend amer de toute évidence

Minet en est tout retourné

De l’horizontal au vertical, à 90°, d’avoir basculé

Voilà qui échappe au bon sens

Chat viré,

totalement chaviré.

N’ajoutez pas à son désarroi, surtout ne lui demandez pas,

comment il en est arrivé là.

Parmi les messieurs qui l’observent on compte plus d’un envieux

de cette queue raide dressée tel un épieu.

Cela non plus le chat contorsionniste ne le sait pas.

*** fin ***

 

Trois cadors.

D’abord Médor, ensuite Azor et encore Idor.

Trois épagneuls à l’arrière d’une camionnette,

intrigués, qui s’interrogent, s’inquiètent.

 

Du véhicule Marcel est descendu

Ni une, ni deux, ni vu ni connu, promptement il a disparu.

L’adage est vérifié : un seul être vous manque et tout est dépeuplé.

Les chiens, anxieux, se sentaient abandonnés.

 

« Mais où donc est-il encore parti ? »

 

L’un avance : « Sûr qu’il s’envoye son Pernod au bistrot ! »

L’autre y va de sa version : « Ou le coco monte à l’assaut de la butte à Mado. »

Le troisième : « A cette heure, il n’est pas question de foie et de fesse,

avec le curé, le bedeau et les bigots, je pense qu’il entretient sa foi à la messe. »

 

Plus tard

pour en terminer avec cette histoire,

quand revint le maître…

 

Les trois coups frappés, on vit Marcel d’un revers de main s’essuyer le menton

Remettre prestement son pan de chemise dans le pantalon

Glisser missel en poche de veston,

tel l’ouvrier à la chaîne qui, tâches accomplies,

laisse place proprette et nette en rangeant soigneusement ses outils.

 

En peu de temps, avec son expérience et une bonne organisation,

Il avait donné successivement à toutes les parties entière satisfaction.

 

Dans leurs hypothèses les bons toutous s’étaient arrêtés au bout de leur nez.

Pour l’exacte vérité, façon puzzle, il suffisait d’assembler les pièces éparpillées.

 

*** fin ***

 

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T761 Pointe de Sizun 006

Contrariée, la mer avait des vagues à lames.

Elle en avait par dessus bord que depuis si longtemps
L’insistant espadon sans relâche lui titilla le fond
Que le mérou vieux vicieux renifla ses dessous
Que le thon hâbleur provocateur lui parla sur ce ton
Que la morue profite de son hospitalité pour se dessaler… *
Et c’était aujourd’hui que le ciel passablement gris,
Les yeux dans le vague, se déclarait d’elle épris.

 » Ami, garde à l’esprit que je suis de sang bleu,
Palsambleu, noble te dis-je, et toi tu es gueux.
N’oublie jamais qu’à la mer tu dois respect et honneur,
Ne compte pas sur moi pour te redonner des couleurs. »
**

Dépité d’être rejeté, derrière les nuages,
Alors, le ciel amer, dissimula son visage.

Pendant ce temps… Indifférents et joyeux, les enfants sages
S’en donnaient à cœur-joie sur la plage.

Le ciel est gris, la mer est verte,
Laisse un peu la fenêtre ouverte. (air connu)

* etc.
** la vantarde ! ce n’est pas elle qui donne les couleurs.

 

*** / ***

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Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage.

Ce que je fis tout comme lui lorsque je fus en âge.

« Dites-nous, racontez-nous de bout en bout. »

A Paris j’ai vu
Sur une célèbre avenue, sans se soucier des passants, un homme tout nu

 T760 nu 140107 (7)

A Paris j’ai vu
En bord de Seine posant pour une revue une femme toute nue

A Paris j’ai vu
Au long des rues des dames dites de petite vertu faire le pied de grue

A Paris j’en ai vu
de toutes les couleurs, en toutes tenues,
des farfelues et farfelus avec plus ou moins de retenue.

On peut dire qu’avec tout ce que j’ai vu et revu
Jamais je n’ai été de la revue.