J’étais là, planté, sur la plage abandonnée

à guetter une dont le respect de l’heure laissait à désirer.

Ma  chère et tendre se fait toujours attendre,

Ô combien moins ponctuelle que la marée.

C’est son genre de beauté,

elle ne peut, ou ne sait, s’en empêcher.

 

Histoire de passer le temps, les vagues j’ai commencé à compter :

1,2,3… 10… 100… 1000… 1664

Pour la mer, à l’heure dite, elle, il fut temps de se retirer

J’en fis autant, par cette vaine attente lassé.

me suis du rivage éloigné.

Ayant regagné mes pénates, me suis couché

dans un grand lit par ma promise déserté

J’aurais pu compter les moutons pour m’endormir

1,2,3… 10… 100… 1000… 1664

MAIS

MAIS

 

Comme Louison m’avait joué un tour de cochon

ouste les moutons, cédez la place aux cochons :

1,2,3… 10… 100… 1000…

1664

 

Quand le compte y fut, j’ai bu une bière millésimée

puis, corps et âme, dans le sommeil j’ai sombré.

Elle aura belle de se pointer en nuisette et tirer la chevillette,

Point ne cherra la bobinette.

Louison, Louisette, quel que soit son nom, est passée aux oubliettes

écartée de ma couche avec pertes et sans profit. Pas une miette.

 

*** fin ***

 

 

Hep !

 

Précipitez-vous sur les versions de mes excellents associés :

Alain Gautron, le Rêve Bleualain-apln-blog.fr

Océanique, oceanique.eklablog.com.

 

 

 

La météo annonce le redoux.

Hop ! On rentre chez nous

Allez les filles,

joyeux drilles

– nous savons tous comme les mouettes si peu muettes sont rieuses –

En formation escadrille.

A mon signal, suivez la flèche, on décanille

Tout le monde en rang, droit devant.

Filons retrouver des parents qui nous sont si chers :

Le père

La mère

Les neveux et nièces, oncles, tantes, cousines

et surtout surtout notre mer.

Vivement qu’on visite sardines et harengs

et pas seulement

– elles font également leur régal d’étrilles, de crabes et éperlans

sans oublier les crevettes qui amènent à leur ordinaire bien du piment –

Allez les filles,

on décanille.

Prenons la route et le vent,

voilà le retour du printemps.

J’irai revoir ma Normandie,

Le pays qui m’a donné la vie.

Quittons dare-dare Paris,

Adieu Paname et son vacarme,

Pour nos palmes, la côte a plus de charme

Direction la Manche,

Honfleur, Trouville, Deauville et ses planches.

Vive la nature

et à la revoyure.

A bon entendeur, salut.

Allez les filles,

on décanille.

 

*** fin ***

Ce blog sera définitivement clos tout début janvier et ne sera plus alimenté dès à présent.

Les articles déjà programmés pour cette fin d’année – des textes – sont maintenus et seront publiés.

Si vous appréciez mes publications – ce que j’espère et souhaite – vous pourrez me suivre dès à présent sur Over-blog que je commence à activer, sous le lien :

http://petitalan-photodujour.over-blog.com/

et, selon la formule classique « C’est vous qui voyez », vous y abonner si le cœur vous en dit.

Ce dont je vous remercie par avance chaudement.

Cordialement à chacune et chacun.

Et avant de quitter les lieux, j’adresse mes remerciements aux administrateurs qui n’ont guère ménagé leur peine pour maintenir Apln en dépit des difficultés rencontrées.

« Mesdames ou Mesdemoiselles
ou bien Monsieur et Madame
ou alors Messieurs
– Veuillez m’excuser de vous interpeller en ces imprécis termes
la gent miaulante ne s’y connait guère en gent pincière ou pinceuse –
Je vous découvre ainsi, l’une ou l’un contre l’autre serrées ou serrés,
À l’écart du monde, semble-t-il déprimées ou déprimés
Quelque événement fâcheux vous serait-il arrivé ? »

« Monsieur le chat, Madame la chatte
– Veuillez nous excuser de vous répondre en ces termes
La gent pinçante ne s’y connait guère en gent félidés –
Que nous éclairions votre lanterne qui que vous soyez sur notre situation.

Avec l’avènement récent des leggings nous nous retrouvâmes au placard
les vêtements amples ne se coinçant plus dans les rayons et pédaliers.

*Plus rien ne s’empêtrait, nous perdions notre légitime raison d’être
Dans la vélocipédique et pédalistique pratique des sorties en ville
nous étions devenues superflues et inesthétiques.

Il convenait de songer d’évidence et d’urgence à la reconversion
Le job que nous exerçons, nous l’avons vite décroché – façon de s’exprimer –
et nous voilà sur le fil, rassurées de n’être plus au chômage.
Notre mission :
pour son linge, au grand air, assister la ménagère lors du séchage.

En confidence et strictement entre nous :
si les draps, serviettes et autres toiles relativement nous indiffèrent,
nous en pinçons fort pour ses culottes de dentelle que nous serrons de près.

Pour cela, ainsi que de nous avoir épargné Pôle Emploi et les soucis,
que louée soit la Mère Denis.
Bénie soit Mère Denis
Mère Denis, Mère Denis. »

*** fin ***

Bon anniversaire à mon très fidèle « follower » depuis tant d’années.