Ce n’était pas la première fois qu’à nos yeux il se montrait,

cet l’emplumé toqué qui, à distance prudente, du bec s’affairait.

Nous étions trois à l’observer, à nous extasier devant sa beauté

– Elle, Lui et Moi, mais qu’importe –

à nous esbaudir sur son plumage et son toupet :

Cet oiseau, à votre avis, est-il mâle ?

Est-il (est-elle) femelle ?

Aucun de nous, ni Elle, ni Lui et Moi, n’avions la réponse.

Déterminer le sexe de la huppe, pour le profane, ça décoiffe ! *

 

Un jour, certain jour, houlà houlà,

attention ! La revoilà, surprise, exclamations,

en famille, la voilà, les voilà.

Solitaire, célibataire, nenni, le coloré passereau n’était pas,

rappliquant – ouah ! cris d’étonnement – avec sa smala.

 

Une

Deux

Trois

 

Chacune et chacun copie conforme de l’autre

– itou les frères Bug d’un Œuf –

Mâles ou femelles, on ne savait encore et toujours pas. *

 

C’est ainsi que la huppe nous dupa.

C’est ainsi que les huppes en nombre impair nous dupèrent.

 

Huppe

Huppe

Huppe

Houpoupoup.

Houlà huppe, houlà huppe

Pour la huppe, pour les huppes,

Hip hip hip, hurrah !

 

* D’autant, nous l’apprîmes plus tard, que les sexes sont identiques…

 

*** fin ***

 

Merci à T.G – Lui, c’était lui, qui souhaite conserver l’anonymat –

pour sa contribution à la chute, de cette histoire de ouf de huppe.

9 commentaires

  1. en principe, elle aurait dû retourner en Afrique !
    Est ce le drame de Paris qui lui aurait fourni un titre de séjour ?
    a t’ elle au moins montré l’ éventail de sa huppe ?
    Non bien sur, trop occupée à se régaler d’ insectes !
    Bien à toi sous la pluie
    5lx8d5.jpg

    • Lâche Madame Hidalgo, stp. Sa tâche n’est pas facile. Rien à dire sur Gaudin ?
      La huppe, une des, m’a gratifié d’une belle parade la dernière fois que je l’ai vue. Elle s’était enfin rapprochée. Mais ce fut trop rapide pour que je la saisisse dans sa parade.
      Bon début de semaine et bien à toi.

  2. Vous en avez de la chance… je l’ai aperçu une seule fois, loin dans un arbre.
    Belle photo source de ton intarissable inspiration… bravo poète Alain 😉
    Bonne semaine. Bise.

    • Ce que j’ai écrit est vrai. On n’en voyait qu’une et un jour elles se sont pointées en famille, trois. Surprise !
      C’est un très bel oiseau, pas très gros. Migrateur.
      Mon imagination, intarissable ? Bof, ce n’est que de l’observation, l’attente d’une idée et après beaucoup de travail.
      Bon début de semaine et bise.

  3. Il en vient parfois dans le jardin, à la saison. En patois poitevin, on l’appelle ou pour mieux dire : on l’appelait “la poupou” à cause de son chant probablement.
    Bien à toi

  4. C’est beau une huppe, parfois nous en avons au jardin,
    journée ensoleillée,
    bonne nuit

  5. Elles sont parties vers des cieux plus cléments. Il nous faut attendre le rintemps pour réentendre son chant avant de l’apercevoir

  6. D’abord voir si ce qu’il a dans les mains n’est pas dangereux
    Ensuite l’observer pour décripter ses intentions
    Je le laisse me capter …
    Pas de risque c’est un doux rêveur
    Poète à ses heures
    Allez vous pouvez venir.
    Ben il est déboussolé qu’ils ne nous a même pas photographier tous ensemble.

    Bonne soirée Alain
    Ici vent et pluie en accord

    • Chère Jacqueline. Les saisir ne fut pas aisé, tu t’en doutes. Les trois je les ai prises, de loin. Mais j’ai raté la parade, la huppe déployée, à cause d’un arbre. Et cet oiseau est prudent, il se tient à distance.
      Une autre fois, may be.
      Bien à toi.

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