Le héron, toujours lui, encore lui…

La Fontaine dans ses fables abondamment l’utilisa et en fit grand cas,

Du poète, avec mon petit talent, je marche modestement dans les glorieux pas

Avec votre autorisation qu’il me soit permis de n’en rougir point.

 

Le héron cendré, authentique râleur, observait une paisible troupe de cigognes

et comparait aux siennes leurs physiques conditions.

Et de ne cesser de geindre, se plaindre sur son sort et se lamenter.

« Non mais ! De leur plumage, admirez ce blanc immaculé.

Voyez ces grandes ailes parées du plus profond noir.

De leur bec, de leurs pattes, constatez l’éclatant rouge !

Et maintenant je vous prie, examinez moi, objectivement, attentivement.

Inutile de s’extasier, nulle touche de fantaisie, gris uniformément.

 

Le Grand Fabricateur n’aura guère fait preuve d’imagination

La grosse fatigue en fin d’une semaine chargée ?

Le jour où il s’est décidé à boucler son colossal chantier

n’avait-il donc plus de teintes flamboyantes sur sa divine palette ?

Parce que j’étais selon ses vœux destiné à fréquenter les eaux

devait-Il absolument me faire si terne ? »

 *** fin ***

Hep !

précipitez-vous sur les versions de :

Alain Gautron, le Rêve Bleu, alain-apln-blog.fr

Océanique, oceanique.eklablog.com.

11 commentaires

  1. La volonté divine est insondable, mais on finit toujours par comprendre le pourquoi des choses !
    IL est probable qu’ accoutré comme la cigogne, il aurait dû renoncer aux succulents poissons qui l’ auraient vu arriver de loin !
    Bien à toi, c’ est le retour de la pluie
    jz6uz5.jpg

  2. Pour ne pas vexer le héron quant à sa « ternitude », je m’abstiendrai de creuser le sujet de crainte d’y trouver quelque vérité cachée au fond du puits comme chacun sait.
    Bien à toi

    • Parait qu’elle est nue, j’aimerais bien la rencontrer un jour.
      Sur une édition ancienne des fables de Florian il y a une formidable gravure très engageant quant à mojnh souhait.
      Pluie fifine – comme on la désigne aux Antilles – sur Vallenay. Et pas chaud du tout.
      Bien à vous deux.

  3. Le pauvre, tout seul au milieu de toutes ces Cigognes. Il semble s’en moquer cela dit.
    Bonne journée Alain

    • Le héron est un oiseau, pour moi, énigmatique. Et toujours sur ses gardes.
      Pour l’avoir vu ce jour-là, je t’assure qu’il observait attentivement les cigognes. Méfiance, curiosité, jalousie, qu’en sais-je ?
      Bon début de semaine.

  4. Je voudrais rassurer Monsieur le Héron. Votre plumage n’est pas gris uniforme, car là, on pourrait dire gris souris. Or, votre long cou tout de gris très clair parsemé de plumes noires, vos longues plumes, votre aigrette, votre oeil jaune, les ailes de plusieurs tons de gris jusqu’au presque noir… Non, cher Héron, vous n’avez rien à envier aux cigognes

  5. Oui, c’est bien un râleur ce héron, et tu l’as bien mis en scène !

  6. P’tit Père Dro, j’ai vu pour la première fois de ma vie un énorme nid de cigogne avec une cigogne dedans au printemps, lorsque je partais pour Saint-Malo. J’étais comme une gamine au volant de ma caisse en voyant le spectacle. Ben oui, comprends-moi, c’était la première fois que je voyais cet oiseau pour de vrai. Voilà.

    Fille Nomène.

    • J’adore ta fraîcheur ma chère Fifille. Toi, de l’Est, tu n’avais jamais vu, à ton âge, de cigogne au nid ! Et en Bretagne, à part la cigogne, tu as vu des bigorneaux ?
      Ces cigognes je les ai saisies, passant par hasard, dans le Berry cet automne. Elles transitent (parfois) par là mais je n’avais pas encore eu la chance d’en approcher autant.
      Je peux t’envoyer des photos. Au sol et en vol.
      Père Nicieux ‘(ensoleillés)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez ajouter des images à votre commentaire cliquez ici.