Le héron, toujours lui, encore lui…

La Fontaine dans ses fables abondamment l’utilisa et en fit grand cas,

Du poète, avec mon petit talent, je marche modestement dans les glorieux pas

Avec votre autorisation qu’il me soit permis de n’en rougir point.

 

Le héron cendré, authentique râleur, observait une paisible troupe de cigognes

et comparait aux siennes leurs physiques conditions.

Et de ne cesser de geindre, se plaindre sur son sort et se lamenter.

« Non mais ! De leur plumage, admirez ce blanc immaculé.

Voyez ces grandes ailes parées du plus profond noir.

De leur bec, de leurs pattes, constatez l’éclatant rouge !

Et maintenant je vous prie, examinez moi, objectivement, attentivement.

Inutile de s’extasier, nulle touche de fantaisie, gris uniformément.

 

Le Grand Fabricateur n’aura guère fait preuve d’imagination

La grosse fatigue en fin d’une semaine chargée ?

Le jour où il s’est décidé à boucler son colossal chantier

n’avait-il donc plus de teintes flamboyantes sur sa divine palette ?

Parce que j’étais selon ses vœux destiné à fréquenter les eaux

devait-Il absolument me faire si terne ? »

 *** fin ***

Hep !

précipitez-vous sur les versions de :

Alain Gautron, le Rêve Bleu, alain-apln-blog.fr

Océanique, oceanique.eklablog.com.

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