Un cactus, dont le culot ne manquait pas de piquant,
au papillon dans les alentours paisiblement voletant,
Lança de lestes propositions fort peu honnêtes
Avec tout un tas de trucs en ette (au lecteur de compléter)
– il aurait été question de galipettes et d’exotiques brouettes,
De quoi choquer quand on se mêle de conter fleurette !

Avant de poursuivre sa quiète ronde
L’interpellé rétorqua à l’immonde :
“Si tu as urgent besoin de telles tendresses,
Cherche-toi une libidineuse maîtresse.
L’amour avec toi c’est qui s’y frotte s’y pique !
Très peu pour moi de tous ces jeux érotiques.

A ma connaissance, un ascétique fakir indien
Peut être tenté par tes très particuliers câlins.
Moi, petite créature fragile, quand je tutoie Éros
c’est pour mener tendre délicate joueuse noce
Pas pour les plaies et bosses de l’amour rosse.”

 “Peace and love, my  brother !” dit-il en prenant congé.
Monsieur Butterfly usait en effet d’un anglais soigné.

*** fin ***

3 commentaires

  1. C’ est une question de patience, et il suffit au papillon d’ attendre que le cactus fleurisse, pour y butiner sans risquer de se piquer !
    Cela dit, un oh d’ admiration pour les lémuriens et oiseaux qui se posent entre les épines acérées de certains cactus !
    Bien à toi, , 2 heures de neige hier, et la gadoue ce matin
    a3gqcx.jpg

  2. De leurs union sacrée dénuée de barbarie, naîtra la jolie figue 🙂
    Succulente fable, bravo poète Alain 😉
    Bonne semaine. Bise.

  3. des arguments piquants !
    de la pluie…
    Bonne soirée

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez ajouter des images à votre commentaire cliquez ici.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.