Ouvrez le banc – Fermez le banc.

 Le corbeau sombrait dans le désespoir

Sur le banc où il s’était posé personne ne daignait s’asseoir.

A se demander s’il était pestiféré.

 

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Solitaire à en mourir d’ennui

Il se morfondait de se retrouver sans compagnie.

 

Le Ciel, qui a de bonnes oreilles, qui nous surveille et sur nous veille, l’entendit

Pris de pitié, pour chasser du corvidé les idées noires,

D’urgence dépêcha une mouette (dite rieuse)

Une deuxième, une troisième… soixante et une… et emporté dans son élan

lui en envoya exactement 100, un nombre jugé suffisant.

 

Aussitôt posées, de piailler, jacasser, d’une intarissable faconde

Incapables de se tenir coites ne serait-ce qu’une seconde.

 

Maître Corbeau très vite s’en lassa.

A coups de bec, sans ménagement, l’une après l’autre,  les chassa.

De la première à la dernière. Du vent, la volière !

Les chassa, toutes, jusqu’à 100.

 

C’est ainsi qu’il se retrouva sur son banc sans.

***/***

 

N’oubliez pas de lire la version d’Alain Gautron, le Rêve Bleu

http://alain.apln-blog.fr/

Tout comme celle d’Océanique

http://oceanique.eklablog.com/

 

 

 

 

18 commentaires

  1. Mieux vaut parfois la solitude qu’ une compagnie désagréable, c’ est même pour ça qu’ existe le divorce.
    Et c’ est une tourmente que de ne pouvoir rien faire quand la compagnie nous est imposée
    Bien à toi, dans une fraîcheur retrouvée
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  2. Il ne sait pas ce qu’il veut, ce corbeau
    il est vrai que cent compagnes, c’est un peu beaucoup

  3. Bonjour Alain
    Parfois pour échapper à la solitude l’être se jette dans la foule et se trouve encore plus isolé.
    Là de la complainte du corbeau le ciel l’a exaucé un peu trop. Volière jacassante alors qu’une seule lui aurait suffit. Diable que la vie est compliquée.
    Belle journée
    Bises amicales

    • J’ai eu bien des soucis sur mon article avec le lien de ton blog, sans en avoir la raison. J’ai fait des mises à jour et maintenant c’est OK. Désolé.
      Les dieux n’exhausse pas toujours à leur juste valeur les vœux. Sont bien trop loin de notre planète.
      Bien à toi et sympa ton texte.

  4. Le Ciel parfois, voulant bien faire,
    Par excès de zèle exagère.
    Que le corbeau ne soit déçu :
    Au moins Quelqu’un l’a entendu !
    Bien à toi

    • Ben comme c’est gratuit, difficile de réclamer ou demander une compensation.
      J’ai eu des soucis avec le lien d’Océanique mais j’ai pu régler le problème.
      Soleil ce matin.
      J’ai brossé mon voisin l’âne qui en a été très satisfait et m’a fait un gros câlin en retour.
      Bien à vous deux.

  5. Sans nous en rendre compte, nous avons certainement été ce corbeau sur un banc à un moment ou un autre,
    lundi assez frais,
    bonne journée l’ami

  6. Un corbeau solitaire qui ne brille pas. Un banc qui a bien vécu.

  7. C’est vrai que les corbeaux sont un peu « atrabilaires », et leur envoyer quelques mouettes rieuses et une bonne idée !!! Mais hélas, monsieur ne rit pas…

    • Merci pour la visite et le commentaire.
      Les bonnes idées n’ont pas toujours le succès escompté mais dans le cas de ma fantaisie les Autorités avaient franchement exagéré pour exhausser la prière. Tout est dans la mesure.
      Cordialement.
      PS : il est vrai que les corvidés ne sont pas de francs noceurs… Cela doit s’expliquer par la couleur de leurs plumages.

  8. En effet, et j’en profite pour applaudir votre esprit et vos jeux de mots… 😉

  9. Le corbeau médite, et la mine abattue,
    se pose sur un banc, silencieusement !
     » Honteux et confus « , il mesure sa perte,

    Mais un « petit oiseau » le capture aussitôt :
    La prison est offerte !
    Las !
    Le fromage y manque . Il appelle sa banque
    :
    Tu as juré, corbeau, Qu’on ne t’y prendrais plus .
    Et je t’ai pris au mot !
    Je ne peux rien pour toi, Si encore une fois,
    Goupil, ce scélérat, S’est bien moqué de toi !
    Faisant feu de tout bois, :
    à la divine caméra, contre quelques repas,
    sans états d’âme, il t’a vendu !

    • Il faudra peut-être qu’un jour tu te joignes à A&A et Cie. Si tu en as envie.

      • Merci, c’est très gentil,
        D’entrouvrir le paradis.

        Merci, très cher poète,
        D’aimer les historiettes
        Quelques peu farfelues
        d’un esprit biscornu
        .
        Mais, d’accepter, je n’ose !
        L’envie est une chose,
        et s’engager, une autre !

        Si je rimaille un peu,
        Ma muse est infidèle :
        Pas de juste milieu
        Avec cette rebelle
        Qui parfois botte en touche
        Mais qui prendrait la mouche
        Pour quelque grain d’épeautre

        Parfois elle se rebiffe
        Et sort alors ses griffes,
        Me boude et me rejette
        Ou bien reste muette

        Et, toujours par surprise,
        Elle se volatilise !
        J’aurais alors trop honte
        de ma fainéantise …

        Mais si vous l’acceptez
        Je prendrai grand plaisir
        à venir sur ces pages
        En toute liberté, en toute amitié,
        Pour de prochains voyages
        Avant de trop vieillir

        si vous l’acceptez

        • Sorry ! écrire directement expose à des redites …
          La dernière ligne est en trop, bien sûr !

          • C’est une proposition, rien que cela.
            Nous sommes trois pour l’instant : Alain Gautron et moi et Océanique qui vient s’ajouter mais qui, actuellement, n’agit que sur nos choix.

            La chose pour toi démarrerait en septembre.
            Je t’enverrai, à titre d’essai, si tu es tentée, pour info, trois thèmes déjà retenus pour l’automne. Les parutions communes : toutes les trois semaines.

            Voilà le principe :
            Alain et moi nous mettons d’accord sur un thème à traiter, sur la base d’une photo, chacun à sa façon, selon son style (souvent la fable ou l’apologue), en toute liberté.
            Je soumets (lui parfois, sa partie c’est le planning) des photos et nous nous mettons d’accord.
            Nos partenaires ne sont pas tenu(e)s de participer automatiquement, à condition de nous avertir.
            Il faut avoir un blog sur lequel se reporte le lecteur. Mais on peut s’arranger entre toi et moi si cela pose problème.
            Nous proposons, nous adoptons, nous soumettons. Si le thème t’inspire, tu me transmets ton texte et je le publie (sous ton nom).
            Tu y réfléchis. On a le temps devant nous pour les règles de diffusion..

            PS : tu peux consulter les blogs, les liens sont sur le mien. Série A&A et Cie.
            Il n’y aura pas de textes en juillet et août.

            Bien à toi.

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