Il était résolument chaud,

elle resta froide.

Pourquoi ?

 T747 le bouc

Sans tenir de propos alambiqués,

ainsi répliqua franco la bique au bouc :

 

«  Le Créateur a été victime d’une panne de secteur

Quand à la conception Il t’a collé cette suffocante odeur !

Par les cornes de Belzébuth,

Que tu pues, que tu pues…

 

Par la barbe à papa

Par toutes les gommes arabiques d’Afrique

Le voilà bien le hic :

Tu pues, tu pues…

 

Tu fus enveloppé d’un discret parfum de violette

Que je n’eus pas dit non à des relations et fais la coquette

Sûr que tu m’aurais plu et t’aurais présenté volontiers mon …

Mais là, franchement : que tu pues, que tu pues…

 

Ton fumet sort droit de la grande rôtisserie, c’est l’enfer !

A ce prix, mieux vaut  être privée des plaisirs de la chair

Ces senteurs agressent les narines à des lieues à la ronde

Passe-toi à l’eau de Javel et je consentirai à la bagatelle

 

Pour des rapports vraiment fructueux sinon vertueux

Je choisis sans hésiter l’argent qui lui n’a pas d’odeur.

Que tu pues, que tu pues…

 

En attendant, bye bye

Loin d’ici en vitesse je me taille. »

Pour réussir dans les affaires, mieux vaut, dit-on, avoir du nez.

Ce qui ne fut pas favorable au malheureux encorné.

8 commentaires

  1. Les chèvres font pas autant de manières que nous soie 🙂 disant humains… bien dit, bravo !
    Belle bête au regard placide mais un physique de Boeing 747 😛
    Bonne semaine Alain. Bise fragrance du maquis.

  2. Ce qui pour nous est une mauvaise odeur est pour la bique une délicate senteur à laquelle elle ne résiste pas, heureusement pour l’ espèce !
    Mais il me semble que dans la vie sauvage, les carnassiers n’ ont aucune difficulté à suivre la trace du bouc !
    et tu sais que le musc du chevrotin sert à faire du parfum !
    Bien à toi, sans pluie aujourd’ hui
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    • Ma chèvre, du moins celle de mon récit (désopilant), venait sans doute des beaux quartiers pour faire tant de manières. Un cul-coincé ?
      Je me souviens, souvenirs d’enfance, de l’odeur d’un bouc dans la Marne (le département) qui parfumait à des kilomètres (à vue de nez) à la ronde. Et qui incommodait fort même les plus blasés – qui ne pouvaient pas avaient le blairer.
      Bon lundi. Ciel couvert aujurd’hui, soleil absent – en train de relire – au lieu de reluire- le programme de Marine Hélas ?

  3. Quand je pense que des explorateurs venaient jusque dans nos lointaines contrées pour trouver les animaux les plus puants de la forêt, pour, comme le dit Trublion, faire du parfum.
    Je pense que Mme la Bique voulait ici faire la fine bouche.
    Bonne après midi

    • S’ils n’avaient commis que ce genre d’exactions, on pourrait garder la tête haute sans se boucher le nez de honte.
      Ma chèvre, une délicate manièrée ? Mais tu as vu, le mec est plein d’ poils, cela n’encourage pas. Enfin, cela dépend des goûts…
      Bon lundi.

  4. J’ai bien connu cette odeur dans mon enfance à la campagne. Quand on menait les chèvres au bouc, comme on disait à l’époque, tout le village était parfumé !
    Bien à toi

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