Sur la banquette me faisant face il y avait une place libre.

Dans le rack on range les sacs, dessous à l’emplacement vacant on pose son séant.

Ce qu’elle fit, successivement et logiquement.

 

Nous échangeâmes un impersonnel salut de courtoisie et ce fut tout

Elle – comment la nommer autrement ? – a mis des lunettes sur son nez (évidemment) et ledit nez dans ses dossiers n’a plus levé.

 

Nous nous acheminions, Elle, moi et les autres voyageurs vers la Bourgogne.

Le paysage a défilé, le temps a passé – tout comme le contrôleur.

 

Quand à sa destination elle est arrivée,

Qu’elle fut sur pied, j’ai noté qu’elle chaussait des New Balance tendance

Aussi descendit-elle logiquement, rime oblige, à Sens

– tout comme par ailleurs les dames en Adidas débarquent à Arras

Pour rendre visite à leur cher vieil ami Bidasse

T999 MC 009 (1) Laroche

 J’avais quitté le Puy du Fou où je m’étais procuré de confortables poulaines.

Pour respecter la logique et le jeu des rimes,

j’achevai mon parcours deux stations plus loin, à Migennes.

 

Plus ou moins loin de là, passant sous d’innombrables caténaires,

sur d’autres transversales lignes ferroviaires,

Celles et ceux qui traînent leurs épaisses semelles comme un boulet

S’ils devaient manquer la station de Loué, devront pousser jusqu’en Bresse.

Logique.

 

13 commentaires

  1. Pas si simple d’ engager la conversation, surtout avec une femme qui doutera surement sur les intentions du vis à vis, et il ne nous reste alors qu’ à faire jouer notre imagination pour extrapoler
    Bien à toi, toujours sous la pluie, je cherche Noé
    im4bjd.jpg

    • Je voyagerais avec en face de moi un écureuil ou un escargot, j’aurais la même attitude, je lui fiche la paix. Sauf si… mais c’est une autre histoire.
      Soleil ce matin, moins bien ensuite.
      Bon lundi.

  2. Comme l’écrit Trublion, en l’absence de communication avec le vis-à-vis, l’imagination vagabonde, et c’est bien naturel.
    Le vent commence à souffler. Pas de pluie pour l’instant.
    Bien à toi

  3. ah le train, je ne l’ai jamais autant pris que pendant mon service militaire …
    pluie et vent, je file à Madrid jusqu’à jeudi
    Bon lundi

    • Je le prenais en 3 ème, cage à poules, sièges en bois, loco à vapeut, chaque jour pour aller à l’école, de Ris Orangis à Corbeil. Plus tard, avec amélioration de Ris à Juvisy
      Madrid, veinard. J’adore.
      Bon voyage.

  4. Il est souvent plus difficile de rester silencieux que d’engager la conversation, quand on est seuls, face à face. Mais on n’est pas obligé de parler.
    Bon début de semaine

  5. Jeune, j’adorais voyager en train où l’on pouvait faire de belles rencontres. Il m’est arrivé même un coup de foudre… hélas, non partagé 😆
    Difficile ton poème… chapeau !!! Bonne semaine Alain. Bise.

    • Pourquoi difficile ? Ce n’est qu’une fantaisie, un peu lourdaude.
      Un coup de foudre dans le train. J’en eus un, réciproque, de Marseille à Paris, de retour d’Algérie. J’étais jeune, militaire, bronzé et sentais bon le sable chaud (je l’espère). Et puis, fin à Gare Saint Lazare. Nous devions nous revoir le lendemain. Personne. Cela reste un beau souvenir.
      Bise.

      • Ton « lourdaud » c’est du beau… j’aimerais en faire autant 🙂
        Ah les lapins, tout le monde en a posé un, en jour… moi la première 🙂 Faut dire que les SMS n’existaient point à l’époque 🙁

  6. J’aime bp ta logique rythmique et poétique tout au long de ton voyage !!! Belle inspiration !
    Et alors Migennes ??? Mi plaisir ??!!!

    • Ce n’était qu’une petite insignifiante fantaisie dont je ne suis pas vraiment fier. Bon, des jeux de mots, des rimes, rien de plus, rien de moins. Mais le tien, j’avoue ne pas y avoir pensé, sinon j’aurais osé.
      Bien à toi et bonne journée.
      Mais… Il y a toujours des mais, après tout. On ne va pas se priver, pour chasser tout ce climat sordide pré-présidentiel.
      Cordialement.

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