25. février 2018 · 6 commentaires · Catégories: Petitalan, photos · Tags:

je t’avais pourtant averti que les haricots blancs ne te réussissaient pas, n’est-ce pas…

et voilà !

Raoul, un petit bonhomme, vraiment pas bien grand, quoique bien élevé,

un nom aussi court que sa taille.

Elle, l’épouse, Antoinette, qui dominait son Raoul d’une bonne tête, plutôt rondelette.

Tous deux gardiens d’immeubles. Préposés au petit entretien, à l’accueil, à la distribution du courrier. Et au ramassage des ordures ménagères. Entre autres.

Deux enfants : un garçon, Claude, fils de son père, sosie quasiment parfait, et sa sœur, son aînée, une agréable brunette, dont le prénom m’échappe à l’instant.

C’était il y a longtemps, du temps de mes jeunes années.

Permettez à ma mémoire de flancher.

Cependant ce n’est pas d’eux dont je souhaite aujourd’hui vous entretenir.

Voilà le danger de se précipiter sur le clavier, au risque de déraper.

 

J’ai sous le coude et dans un coin de ma tête – curieuses conditions de stockage, une histoire qui reste à concrétiser, celle d’un chat et de deux chevaux, des juments, plus précisément. De cela je suis sûr.

Chat ou chatte, tel qu’il était planqué dans les herbes, ou telle qu’elle l’était, difficile de se prononcer et il ne s’agit pas d’une simple question de mémoire.

 

 Le chat, les juments.

Les observer.

Qu’en dire, qu’imaginer, que raconter, qu’inventer ?

Voilà ce qui pourrait être une idée.

Puisse et veuille ma bienveillante Muse consentir à m’inspirer.

 Leur comportement, à l’un et aux autres.

Lui, le chat, pattes de velours, apparemment satisfait de sa condition,

lorsqu’il est en quête de nourriture, fin et rusé chasseur, s’accorde volontiers un brin de fantaisie.

French cancan.

Ce sera selon son humeur, à son heure, à sa convenance.

L’occasion dit-on fait le larron.

Ce qui le met parfaitement en joie et en appétit ?

Traquer la souris.

D’une patience infinie, immobile, il guette, l’œil aux aguets, oreilles vigilantes.

A peine Trotte-menu pointera son museau, que d’un bond Mistigri s’en saisira.

Olé.

A sa victime il fera croire qu’elle va s’en tirer, lui laisse un peu de champ

et hop ! s’en ressaisit, d’un coup de patte bien ajusté, tout de délicatesse.

Las Vegas. Faites vos jeux !

Ne pas gâcher la marchandise, mettre à sa façon les pieds dans le plat.

Une fois, deux fois, autant de fois qu’il lui convient.

Lorsque lassé de jouer, alors sonne l’heure du coup de grâce, le fatal coup de dent.

Couic, c’en est fini. On passe aux choses sérieuses.

Bon appétit !

Les juments, elles, impassibles.

Voyez comme sont sérieux, sans la moindre fantaisie, les raboteurs de pelouses, les tondeurs de moquette, tête dans l’assiette, qui à longueur de journée broutent, broutent.

Brouter n’est pas un jeu, une nécessité.

A se remplir la panse sans varier les plaisirs, sans penser un instant à se divertir, dites-moi, oui dites-le moi, où donc est le plaisir, franchement ?

En cet exercice vital, se nourrir, rien d’autre.

à chacun sa conduite, selon sa nature, selon son tempérament.

Du chat ou des juments, qui est le plus heureux, qui ne l’est pas ?

Le bonheur, au juste, dites-moi, dites-nous, c’est quoi ?

Quelle conclusion tirer ?

***/***

De mon histoire, voilà l’idée.

Reste à mettre en forme.

Ma Muse peut vaquer à d’autres sollicitations d’auteurs en peine.

Je lui donne congé.

Raoul ceci, Raoul cela.

Antoinette ceci, Antoinette cela.

Monique, la sœur, son prénom, il vient à l’instant de me revenir.

Je peux me tromper.

***fin***

Hep !

Précipitez-vous sur les versions de :

Alain Gautron, le Rêve Bleualain-apln-blog.fr

Océanique, oceanique.eklablog.com.

Les colonnes Büren du Palais Royal.